La culture et la commercialisation à des fins non alimentaires de la pomme de terre transgènique mise au point par l'entreprise Allemande BASF dans le but d'accroître la teneur en amylopectine de son amidon, a été autorisée le 2 mars (Décision 2010/135/UE) par la commission européenne.
La fécule de pomme de terre ne représente actuellement que 5% de l'ensemble de la production mondiale d'amidon, derrière l'amidon de maïs et l'amidon de blé, mais ses hautes qualités technologiques la font plus particulièrement rechercher dans certaines utilisations spécifiques de l'agroalimentaire, et aussi de la papeterie-cartonnerie, de la chimie... Selon le dossier déposé par BASF, l'industrie du papier serait la principale destinataire de l'amidon produit par cette pomme de terre.
Au delà des
risques environnementaux, dont on peut craindre que les essais
préalables réalisés en Suède n'ont pas
donné une mesure exhaustive, cette autorisation fait débat
pour deux raisons majeures:
1) La pomme
de terre Amflora contient le gène nptII qui confère une
résistance à l’antibiotique kanamycine. Si les
experts de l’Agence Européenne de Sécurité
des Aliments (AESA) considèrent que l’utilisation d’un
gène de résistance à la kanamycine n’est
pas problématique ; ceux de l’Organisation Mondiale de
la Santé (OMS), en revanche, pensent que cet antibiotique
important en médecine doit être préservé
en limitant la possibilité de création de bactéries
résistantes par la diffusion du gène nptII.
2) Une pomme
de terre offrant des teneurs en amylopectine égales à
la pomme de terre Amflora, a pu être obtenue par des méthodes
parfaitement sûres de sélection conventionnelle mises au
point, en Allemagne, par Emsland Group et Europlant.
Pour en savoir plus
le 9 mars 2010