L'Association Nationnale des Industries Alimentaires (ANIA) a édité un guide pratique définissant les règles déontologiques en matière de communication nutritionnelle, un document de référence avec des exemples concrets.
dossiers >> etiquetage nutritionnel
La sensibilité du consommateur à la connotation
santé des aliments qui s'est affirmée il y a quelques
années a ouvert la voie à un marché nouveau.
Pour en prendre la plus large part, les fabricants se sont
appliqués à mettre en avant des allégations
nutritionnelles sur leurs produits. Mais ces allégations
pouvaient induire le consommateur en erreur, être fausses,
voire farfelues, sans déroger à réglementation
jusqu'alors en vigueur, à savoir le
décret n°93-1130 du 27 septembre 1993 [pdf-50ko]. Ce constat a
amené le parlement Européen à adopter, en date
du 20 Décembre 2006, le
règlement CE 1924/2006 [pdf-193ko], qui
remédie aux lacunes du dispositif précédent tout
en reprenant certaines de ses stipulations. Ainsi :
. les allégations nutritionnelles concernant la
valeur énergétique et les nutriments de la
catégorie des protéines, glucides, lipides, fibres
alimentaires ou sodium, vitamines et sel minéraux, ainsi que
toutes les substances appartenant à l'une ou l'autre de ces
catégories, ou entrant dans leur composition peuvent
être mentionnées.
. Si des qualités nutritionnelles d'un produit sont
mises en avant, la valeur énergétique et la
quantité des nutriments présents doivent figurer sur
l'étiquette du produit.
. Si un nutriment particulier fait l'objet d'une
allégation nutritionnelle, sa quantité doit être
mentionnée.
. Les modes de calcul de la valeur
énergétique, des teneurs en nutriments présents
dans le produit fini exprimables en pourcentage de son poids et en
pourcentage des Apports Journaliers Recommandés (AJR) et les
caractéristiques de présentation de ces informations,
restent en vigueur.
Le principal apport du nouveau texte tient en l'obligation de
prouver scientifiquement les allégations, et en particulier
celles qui attribuent à la denrée des
propriétés médicinales.
De plus, se voit interdite toute information :
. qui suscite des doutes concernant la
sécurité ou l'adéquation nutritionnelle d'autres
produits
. qui encourage ou tolère une consommation excessive
d'un produit ;
. qui incite à consommer un produit en laissant
croire qu'une alimentation équilibrée ne fournit pas
tous les nutriments nécessaires.
. qui essaie d'effrayer le consommateur en mentionnant des
modifications des fonctions corporelles.
Sont également interdites les allégations concernant
les boissons alcoolisées d'un degré supérieur
à 1,2°, les allégations de santé relatives
à l'amaigrissement ou au contrôle du poids, à des
références psychologiques ou comportementales, ainsi
que les allégations portant en termes vagues sur le "
bien-être " en général
En revanche, les allégations de santé qui mettent
l'accent sur l'influence d'une denrée ou de l'un de ses
composants sur la croissance, le développement et les
fonctions physiologiques normales de l'organisme (" le fluor renforce
l'émail les dents "…), qui reposent sur des données
scientifiques établies de longue date, sont autorisées.
Les allégations suggérant qu'une denrée ou
l'un de ses composants atténue un risque de
développement d'une maladie (" les phytostérols
atténuent le risque de maladies cardio-vasculaires ")
deviennent également licites, sous réserve, toutefois,
d'approbation de l'Autorité
Européenne de Sécurité des Aliments
(EFSA). En conséquence le règlement national
interdisant la mention de propriétés médicinales
(" diurétique ", " sédatif ") dans l'étiquetage
des denrées alimentaires doit être abrogé.
Une liste communautaire positive d'allégations
autorisées doit être crée. Tous les
professionnels de l'alimentaire ont été invités
à déposer une liste d'allégations de
santé auprès de la DGCCRF afin d'en établir une
liste nationale, transmise ensuite à la commission
Européenne. La liste définitive des allégations
de santé devrait voir le jour, au niveau Européen, en
2010 (à ce jour, 80.000 dossiers ont été
reçus, dont 11.000 pour la France).
Mise à jour du 20 Décembre 2007
Voir mise à jour du 16 novembre 2009