Il existe trois grandes catégories de capsuleuses twist-off à injection de vapeur, définies par leur niveau d'automatisme:
La capsuleuse VVG-15 (modèle sur la photo), de fabrication Espagnole, fait référence en la matière. Le capsulage proprement dit est effectué par un mouvement de va et vient commandé par un levier qui dans un premier temps positionne la capsule sur le bocal. L'injection de la vapeur, dont la condensation crée ensuite le vide garant de l'étanchéité du capsulage, est réalisée pendant la phase de positionnement de la capsule. La cadence théorique de cette machine est de 10 pots/minute, mais en pratique, elle dépend beaucoup de l'habileté de l'opérateur.
Le vissage de la capsule sur le bocal y est assuré par une impulsion pneumatique qui fait tourner la tête supportant la capsule. L'abaissement aux ¾ de sa course du levier de commande libère la vapeur, qui a son tour libère l'air comprimé. Il n'y a plus qu'à abaisser complètement le levier pour assurer le vissage de la capsule sur le pot.
C'est
ainsi que fonctionne, par exemple, la CAP'INOX de la SCIM.
L'intensité du serrage est théoriquement
proportionnelle à la pression de l'air utilisé; un
manomètre solidaire de la machine permet de la régler.
En pratique, lorsque la tête de serrage vient au contact du
pot, celui-ci a tendance à tourner en même temps, et du
coup, le serrage est insuffisant. Un moyen de freiner le bocal dans
sa course, et ainsi d'améliorer le serrage, consiste à
interposer un tissu ou un sopalin entre le fond du bocal et le
support métallique sur lequel il est disposé pour être
capsulé. C'est rudimentaire, sans doute, mais efficace...
Lorsque
le travail sur la machine est interrompu, même peu de temps,
les tubulures par lesquelles passe la vapeur pour atteindre la tête
d'injection se refroidissent, et il faut maintenir le levier abaissé
plus longtemps pour que la vapeur recommence à sortir
normalement. Pendant ce temps, la tête de serrage tourne. D'une
façon générale, pour créer un vide
efficace, il faut injecter suffisamment de vapeur, et donc laisser la
tête de serrage tourner avant d'abaisser complètement le
levier. Le compresseur est ainsi très sollicité, un
modèle avec cuve de 100 litres est le minimum à
prévoir. Enfin, des bouchons pour les oreilles sont
indispensables; aux démarrages répétés du
compresseur, s'ajoute le bruit strident qui accompagne la rotation de
la tête. Les cadences constatées sont supérieures
à celles obtenues avec le modèle manuel.
Au contraire des précédentes, qui fonctionnent posées sur une table, la capsuleuse automatique proposée par la SCIM est montée sur colonne. Le déclenchement des opérations d'injection de vapeur et de capsulage n'y est plus assuré par levier, mais par électrovanne et interrupteur. Ce n'est plus la tête qui s'abaisse alors, mais au contraire le pot qui monte; le capsulage est assuré par sa rotation. L'intervalle de temps entre le moment où la vapeur est émise et où le capsulage est effectué n'est plus laissé à l'appréciation de l'opérateur, il est réglé une fois pour toutes, sauf recours à un technicien, avec pour inconvénient qu'à la mise en route, ou après une interruption, le vide n'est pas réalisé dans les pots, ou insuffisamment. Cependant il est plus économe en vapeur et en air comprimé, et pour un usage continu, finalement plus fiable quant au vide réalisé dans les récipients. Les cadences sont optimales.
Les modèles
présentés ici sont représentatifs de ce qui se
fabrique dans le domaine du capsulage twist-off. Chacun d'eux apporte
une réponse adaptée aux différents besoins qu'un
fabricant peut avoir, et c'est à lui de bien les cerner pour
s'équiper au mieux.
le 18 mars 2009