On le sait, « naturel » est un concept porteur: le nombre de références allégant « arômes naturels » progresse de quelque 10% par an depuis 2006. Or les conditions d'utilisation de cette allégation ont été modifiées par le réglement n° 1334/2008, dont la date d'application est fixée au 19 janvier 2011.L'article 26 de ce réglement prévoit qu'un arôme ne peut être qualifié de naturel, en référence à une source, que si au moins 95% (contre 90% jusque là) de la partie aromatisante est obtenu à partir du matériau de cette source.La partie restante ne peut être utilisée qu'à des fins de standardisation, pour assurer la permanence des caractéristiques de l'arôme, en accentuer telle ou telle note, mais en aucun cas le dominer (pour ne pas induire le consommateur en erreur). Ces nouvelles dispositions risquent d'impacter assez fortement le prix de revient de certaines préparations qui nécessiteront d'incorporer davantage d'arômes pour une même puissance de goût (cas des arômes dont la note principale était apportée par la partie minoritaire.)
Les nouvelles régles:
Etant donné le caractère subjectif de cette notion de goût, l'application de cette réglementation s'annonce complexe. Aussi l'ANIA (Association nationale des Industries Alimentaires) et le SNIAA (Syndicat National des Industries Aromatiques Alimentaires) préparent des lignes directrices pour faciliter l'interprétation et la mise en application de ce texte.
le 8 avril 2009